Saint-Privat 1870: l’aigle abattu

St. Privat Neuville

Frank Chadwick & Greg Novak

 

Au début de l’été 1870, quand Otto von Bismark manœuvre pour entraîner dans la guerre le gouvernement français de Napoléon III, il a en tête une idée très précise. En 1866, la Prusse a vaincu l’Autriche durant la Guerre des Sept Semaines et elle se pose désormais comme le plus puissant des états allemands. Cependant, pour transformer cette forte influence en un véritable empire germanique, l’ambitieux chancelier prussien a besoin de s’attacher des alliés fidèles. Et c’est dans cette intention, et dans le manque de clairvoyance de Napoléon III, que se trouve les origines de ce conflit.

La Guerre Franco-Prussienne marque la chute du Second Empire Français et la naissance du Second Reich Germanique. Si les premières batailles frontalières révèlent beaucoup de choses sur ces deux armées rivales, ce qui les différencie le plus est leurs capacités de réaction. Dés qu’une bataille est initiée, les divisions et les corps d’armée Prussiens non engagés réagissent rapidement et marchent au son du canon pour la rejoindre, alors que leurs équivalents français tergiversent en attente d’ordres précis, et se transforment en des spectateurs d’une bataille se déroulant à parfois moins de quelques kilomètres.Lire la suite »Saint-Privat 1870: l’aigle abattu

Sainte-Foix 176o: baroud d’honneur en Nouvelle-France

Nicolas Lamberti

Le chevalier de Lévis à Sainte-Foix

Le chevalier de Lévis à Sainte-Foix

La bataille de Sainte-Foix, autrement appelée la deuxième bataille des Plaines d’Abraham, est l’ultime tentative des forces françaises pour éclaircir quelque peu le sombre avenir de la Nouvelle-France. Cette bataille est la conséquence d’une brusque offensive française  ayant pour objectif la reconquête de la ville de Québec, tombée aux mains des Britanniques un an auparavant, suite à la défaite des Plaines d’Abraham.Lire la suite »Sainte-Foix 176o: baroud d’honneur en Nouvelle-France

Exemple d’armée à 3000 pts pour la Guerre de Sept Ans

Dans le système de création d’armée Road to Glory, le budget moyen attribué pour la création d’une armée est de 3000 points. Pour éclairer les joueurs néophytes, qui n’ont qu’une vague idée de ce que cela représente en terme de besoins matériels (autrement dit, la quantité de figurines nécessaire), j’ai composé une armée Autrichienne de la guerre de sept ans, à partir des listes d’armées disponibles sur le site officiel. Lire la suite »Exemple d’armée à 3000 pts pour la Guerre de Sept Ans

Pike & Musket en version française

pike and musket pic

Un siècle et demi avant la France, les trois royaumes de Grande-Bretagne et d’Irlande vécurent aussi leur Révolution. En effet, durant la première moitié du XVIIème siècle, les îles britanniques étaient secouées par de violentes et spasmodiques crises politiques, qui, en 1642, aboutirent à un conflit ouverts, engendrant mort et destruction et ruinant en partie l’économie de l’île (qui sut rebondir par la suite). Découpée par les historiens en trois périodes, dites Guerres Civiles, cette révolution débuta par la mort sans héritiers de la reine Elizabeth 1ère et pris fin (du moins en Grande-Bretagne) avec une autre dramatique disparition, celle du roi Charles 1er, exécuté par les Parlementaires. Ce long conflit de dix ans, qui accoucha du régime politique qui régit actuellement le Royaume-Uni, est la conséquence d’une lutte pour le pouvoir de deux camps aux aspirations totalement opposées. D’un côté, les Royalistes conservateurs, proches d’un Charles 1er qui prône le Droit divin, la réunion de l’Angleterre et l’Ecosse sous le même gouvernement, et qui montre des sympathies envers les Catholiques (il est marié depuis 1625 avec une Bourbon, la princesse catholique Henriette-Marie de France). De l’autre, un parti de Parlementaires puritains et fanatiques, menés par le célèbre Oliver Cromwell, qui voit d’un très mauvais œil l’autoritarisme du roi et qui s’oppose totalement à la fusion des trône d’Angleterre et d’Ecosse, du moins dans les conditions fixées par le roi, qui réduiraient fortement les pouvoirs du Parlement Anglais. Enfin, il y a un troisième parti qui, au gré des conciliations, des traités, des promesses (souvent non tenues), des personnalités et des tendances idéologiques du moment, basculera d’un camp à l’autre tout au long du conflit: l’Ecosse. Une Ecosse instable, elle-même sujette à de nombreuses discordes et conflits ouverts, qui vit ses fils combattre dans les deux armées, et parfois même les uns contre les autres.Lire la suite »Pike & Musket en version française