Rapport Bataille de Swizberg – 15 octobre 1758 (Campagne de la Saale)

Première bataille du tour 5, la bataille de Swizberg pouvait laisser croire à une nette victoire française. Il en a été autrement, les lignes de mousquetaires Hanovriens ayant opposé une résistance héroïque.

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10h00: alors que les Hanovriens s’installent dans une position défensive, les français se déploient rapidement. La division légère entame un mouvement de flanc sur la rive gauche du Munzbach; la division de grenadiers de France (4 brigades soit près de 8,000 hommes) avance sur le centre ennemi; la division de cavalerie de Poyanne (deux brigades de cuirassiers – Royal Cavate, Poyanne, Royal Cuirassiers) tente un débord sur le flanc gauche ennemi, où sont positionnés les Hessois – elle est suivie par la division d’infanterie de Dumesnil, forte 6,000 hommes et 6 canons.

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12h00: La division de grenadiers française est arrivé sur sa position et D’Estrées ordonne la charge malgré la présence de canons – il pense que les trois régiments Hanovriens (4,500 hommes) ne pourront résister à la charge de 8,000 hommes des troupes d’élite du Très-Chrétien. Sur la droite française, l’aile de Dumesnil arrive sur sa position, les Hessois se déploient en défense à l’orée du bois et dans le champ situé à l’est. Sur l’aile droite Hanovrienne, le général Grote redéploie deux régiments le long de la Munzbach, bloquant la tentative de débordement des Hussards français. Les batteries Hanovriennes ouvrent le feu, faisant peu de dommage. Au centre, le régiment du Languedoc soutient les six canons lourds du général Janelle qui sont installé entre une forêt et le marais de Plötz.

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14h00:  Contre toute attente, les deux assauts consécutifs des Grenadiers de France a été repoussée avec de lourdes pertes. La division, a la limite de la rupture, ne reviendra plus dans la bataille. Le prince Auguste-Guillaume peut féliciter ses hommes qui ont été héroïques, notamment le régiment de Garde à pieds qui remporté un combat au corps-à corps livré à un contre trois. D’Estrées a perdu là ses meilleures troupes et sait maintenant que la bataille risque de durer. Sur la droite française, Dumesnil ordonne un combat au feu contre les Hessois, qui subissent les tirs à mitraille des canons français.

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15h00: D’Estrées, jugeant que le pilonnage sur les Hessois les a suffisamment affaiblis, ordonne l’assaut. Les brigades de Gardes Françaises, de Soissonnais et de La Reine, accompagnés des cuirassiers du général Poyanne chargent les trois régiments Hessois. Autour de Bohnn, voyant une forte infanterie grimper la colline, le général Grote redéploie ses troupes et marche vers eux.  Un escadron de Hussards français en profite pour passer la Munzbach à gué et foncer sur les lignes de communications d’Auguste-Guillaume.

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16h00: Pendant que la mêlée fait rage au sud du marais de Plötz, et que les Hessois, en infériorité numérique commencent à plier, près de Bohnn,deux brigades d’infanterie françaises subissent de lourdes pertes au feu face à deux régiments Hanovriens tenant les limites de Bohnn.

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17h00: La division Hessoise, qui subit de lourdes pertes, craque et entame un mouvement de déroute. Auguste-Guillaume, se voyant débordé, envoie ses deux régiments intacts, sous le commandement d’Oberg, bloquer les français. Ces derniers, qui ont souffert lors de la mêlée, n’insistent pas – Poyanne fait même replier sa cavalerie, qui a perdu la moitié de ses effectifs et est épuisée. Une pose qui permet à l’armée d’observation de quitter en bon ordre le champ de bataille  vers 18h00.

Résultat: victoire mineure française.

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