DreamQuest, l’avis de G&P

La première chose qui saute aux yeux quand l’on acquiert une boîte de DreamQuest, c’est les jolis graphismes manga (fruit du travail, en partie, du regretté Yann Thomas) qui évoquent les travaux d’Ankama comme Dofus ou Krokus. Des beaux visuels qui ne peuvent qu’enchanter nos chères petites têtes blondes mais aussi les parents, pour peu que l’on soit sensible à ce style.

DreamQuest a été annoncé à grand renfort de publicité, notamment sur les réseaux sociaux. Space Cow est désormais un studio d’Asmodée et ils en profitent. Rien de scandaleux. Pour autant, il est nécessaire, dans ces conditions, que le gout soit à la hauteur de la fragrance. Celle d’un jeu multigénérationnel, apte à lier dans une expérience les jeunes enfants et les adultes, qu’ils soient les géniteurs ou pas, comme pour le cas des ludothèques. Chez G&P, nous aimons beaucoup les jeux concoctés par le studio de Benoît Forget, il était donc inévitable que l’on se penche plus avant sur ce phénomène.

Plus qu’un jeu de rôle, DreamQuest est une sorte de « livre dont vous êtes le héros » coopératif. Enfin, quand je dis coopératif, je veux dire 2 joueurs, même si rien ne vous empêche de jouer en « collégial » avec un parterre d’enfants. A chaque page correspond une situation, et souvent une épreuve. Plusieurs issues sont proposées, chacune amenant à une autre page, donc une autre situation, etc. Les personnages vont donc vivre une aventure, un rêve, l’un jouant le rôle du Rêveur et l’autre le Protecteur. Chacun de ces personnages possèdent un quota de points de rêve (les PR). Le but étant de parvenir au bout de l’histoire sans tomber à 0 PR.

En fait, la force de ce jeu repose sur l’environnement, qui est enfantin sans être trop naïf, avec notamment une bonne dose d’humour reposant sur des jeux de mots qui ne manqueront pas de faire rire les kids. Les monstres sont super sympas, parfois rigolos, parfois un peu effrayant, et durant les aventures les personnages pourront enrichir leur équipement avec des armes, des objets magiques, etc.

Les épreuves de combat sont résolues de manière très simple, avec un dé spécial. Chaque monstre possède des PR, le but est de réduire leur total de PR à zéro à travers un système de combat par round. C’est à ce niveau que les différents rôles des personnages entrent en jeu, avec un Protecteur qui peut utiliser son pouvoir spécial pour protéger le Rêveur et ce dernier qui, avec ses Cauchemars, peut rebooster une fois son potentiel de PR. Une astuce qui encourage la coopération entre les deux joueurs. Le jeu comporte aussi des énigmes à résoudre et réserve quelques petites surprises.

Enfin, dernier point non négligeable de DreamQuest, c’est qu’il est possible, à la fin de la partie, de marquer dans l’histoire son aventure en créant un livre (imprimé ou pdf). En effet, le jeu encourage à noter au fil de l’aventure de noter les paragraphes des pages que le joueur ont parcourues, pour les compiler en un vrai livre souvenir que l’enfant pourra montrer à son entourage.

L’AVIS DE G&P

Nous n’avions pas testé la première version, éditée en 2019 chez Elixeer. Il nous est donc impossible de voir les changements effectués avec le passage chez Space Cow. Peu importe, l’important c’est de dire que ce jeu est vraiment sympa. Il établit une belle complicité entre un jeune enfant et un adulte, ou un enfant plus âgé. Alors que le premier se voit naturellement attribué le rôle de Rêveur, livrant des combats et surmontant des épreuves, le second endossera celui de Protecteur et de narrateur. Les aventures sont amusantes et pleines d’humour, les graphismes très sympas. Enfin, pouvoir écrire son histoire sur le papier est vraiment une super idée.

DREAMQUEST SUR GUERRE & PLOMB

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