Scénario C&C:N: Dennewitz 1813

HISTORIQUE

La bataille de Dennewitz (à 68 km au sud-sud-ouest de Berlin) eut lieu le 6 septembre 1813 dans le cadre de la guerre de la Sixième Coalition entre une armée française menée par le maréchal Ney et des troupes prussiennes commandées par le maréchal Friedrich von Bülow.
Après la défaite française de Gross Beeren, 58 000 hommes dont la 38e division wurtembergeoise et la 15e division italienne ont reçu l’ordre de Napoléon Bonaparte d’occuper Berlin.

La cavalerie lourde (dragons de Defrance) est une troupe d’élite et l’infanterie de la 12e division de Morand est inexpérimentée mais valeureuse. Elle pousse l’arrière-garde du 4e corps de Tauenzien. Le 4e corps de Bertrand vient de prendre la ville de Dennewitz et commence à se déployer pour continuer son avance ; mais le général von Tauenzien a décidé de résister car sur son aile droite le 3e corps de von Bülow apparaît ; soit un total de 50 000 hommes d’une valeur militaire moyenne.
À 16 h l’armée du nord suédoise commandée par Bernadotte arrive. Ney ordonne la retraite jusqu’à Torgau, sur l’Elbe. C’est une défaite française.( source wikipedia).

DEPLOIEMENT

LA BATAILLE

Vue générale sur le centre du champ de bataille

Les Français sont les premiers à entrer en action. Sur l’aile gauche, les premières unités de la colonne Morand s’emparent du village de Gelsdorf pendant qu’au centre un régiment de ligne prend position sur les hauteurs situées sur le front de la ligne française. Soumise au feu de l’infanterie légère prussienne, elle ne tarde pas à replier à l’abri, non sans compter de sévères pertes.

Prise du village de Gersdorf par les Français

Comme les Prussiens conservent une attitude défensive, les Français multiplient les tentatives de percée. Sur l’aile gauche, les régiments de dragons et de chasseurs de Defrance se lancent à l’assaut des positions prussiennes situées au-devant de Gersdorf. Bien que réussie (les Français s’emparent d’une batterie d’artillerie), l’attaque ne parvient pas à chasser totalement les Prussiens de leur position. Épuisée, la cavalerie française replie dans ses lignes.

Le centre de la défense prussienne. Au fond à droite, le village de Gersdorf, alors contrôlée par les Français

Mais le maréchal Carlu-Lannes, commandant-en-chef du corps français, ne se décourage pas. Constatant les hésitations de l’état-major prussien, il décide de faire preuve d’une belle audace, au grand dam de son aide-de-camp Nicolas-Marbot, et ordonne au général Reynier de se lancer dans une tentative de débordement sur l »aile droite, vers ce qu’il juge comme un point faible de la ligne de défense prussienne. Pendant, que son artillerie fixe l’infanterie ennemie, Reynier envoie un régiment de hussards à l’assaut d’un régiment de milice. Mais l’attaque échoue, la milice parvenant à passer en carré, soutenant par une batterie d’artillerie qui n’a pas été réduite au silence.

Le coeur de la défense prussienne, au centre, le prince Jean-Mathieu-Ferdinand

Les Français se sont usés dans une série d’assauts, ce que ne manque pas remarquer le prince Jean-Mathieu-Ferdinand. Il fait alors avancer dans un bel élan sa première ligne, qui ouvre le feu sur la gauche et le centre ennemi, avant d’engager l’ennemi au corps-au-corps. Les Français, ébranlés replient en désordre.

Avance maximale Française

Côté Français, seuls l’aile droite reste en état de se battre. Refusant de déposer les armes, le maréchal Carlu-Lannes donne à Reynier l’autorisation de tenter une ultime percée. Prenant la tête de ses troupes, le général se lance à l’assaut des collines surplombant le village de Rohrbeck, occupé par deux unités de ligne prussiennes. Malheureusement, malgré leur bravoure, les Français échouent une nouvelle fois. S’il parviennent à s’emparer des bois, ils sont bloqués au pied de la colline et dispersés par le feu prussien.

L’ultime assaut, mené par Reynier, qui échouera au pied de la colline.

Le maréchal Carlu-Lannes, comprenant alors que le combat est perdu, ordonne l’ordre de la retraite générale.
Score final: Prusse: 7 – France: 3

Nicolas Lamberti

Nicolas Lamberti, journaliste et traducteur freelance, critique littéraire et réalisateur de télévision

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