Scénario C&C:N: la bataille de Saalfeld (10 octobre 1806)

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Background historique

Le prince Louis-Ferdinand de Prusse compta parmi les adversaires les plus acharnés de la France. Saalfeld fut son tombeau
Quand s’ouvrent les hostilités, le neveu de Frédéric le Grand est placé à la tête de l’avant-garde du corps du prince Frédéric-Louis de Holenlohe-Ingelfingen, composée de troupes saxonnes et prussiennes. Comme l’armée de Napoléon s’approche, Louis-Ferdinand reçoit la consigne de marcher sur Saalfeld, ville établie sur les rives de la Saale, pour protéger les dépôts de marchandises situés dans la ville. Son désir de se battre, auquel s’ajoute son ignorance de l’importance des troupes françaises, amène le jeune prince à déployer ses troupes dans la basse vallée située à l’ouest de la ville, avec le fleuve à environ un kilomètre dans son dos, alors qu’il aurait mieux valu qu’il retraite devant les forces du maréchal Lannes.
Comme Lannes n’est pas en position de couper une éventuelle retraite de Louis-Ferdinand, il saisit l’opportunité de combattre la force prussienne. Après avoir constaté la fragilité de la position prussienne, il envoie son avant-garde s’emparer des villages situés au-devant de Saalfeld, soutenu par son artillerie, qui pilonne les lignes ennemies exposées.
En fin d’après-midi, l’arrivée de la division Suchet menace de tourner l’aile droite prussienne. Voyant son flanc exposé et sa ligne de retraite bloquée, Louis-Ferdinand ordonne à troupes de son centre de soutenir sa droite et, dans le même temps, charge les unités restantes au centre de mener une attaque. L’avance prussienne, mal préparée et en effectuée en  infériorité numérique, est repoussée par une contre-attaque française. Louis-Ferdinand tente alors de gagner du temps en chargeant les lignes françaises à la tête de sa cavalerie. Une attaque des désespérée aux allures de suicide. Refusant de rendre, il est mortellement blessé par un coup de sabre à la poitrine  par un officier du 10ème Hussards. Lors de cette bataille, l’avant-garde prussienne est détruite. Un tiers des troupes, et la totalité du parc d’artillerie est capturée par l’ennemi.
Si, au niveau stratégique, la bataille de Saalfeld peut être considérée comme un engagement mineur, le témoignage des survivants eut un gros impact sur le moral de l’armée prussienne, en plus particulièrement sur son commandement.

Conditions de victoire
7 drapeaux de victoire
Règle spéciale :
Les Français gagnent un drapeau de Victoire temporaire au début de chaque tour pour chaque hexagone de la colline de Sandberg occupée par leurs troupes.
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Source: https://www.commandsandcolors.net/napoleonics/maps/fourth-coalition-1806-1807/343-402-saalfeld-10-october-1806.html

LA PARTIE

La partie s’est jouée avec des figurines 6mm Baccus et des hexagones 10cm de marque Kallistra. Tous les décors sont du « fait-maison ».
La bataille a été très longtemps incertaine, les Français essayant de faire la différence sur toute la ligne de front. L’un des moments clefs fut la prise du village de Beullwitz, centre de la ligne de défense prussienne par les Français. Peu de temps après, ce centre prussien s’écroulait, malgré les efforts du prince Louis-Ferdinand qui, comme dans la vraie bataille, perdit la vie à la tête de ses troupes. le score final, 7-2, ne reflète pas vraiment la physionomie de l’affrontement, qui fut long et très équilibré.

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Vue de la bataille à partir de la droite française
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Vue de la bataille à partir de la droite prussienne
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La colline de Sandberg, occupé au début des hostilités par un régiment d’infanterie légère prussien soutenu par une batterie d’artillerie. A l »arrière, le général Rühle von Lilienstern. Au pied de la colline, une tentative de déstabilisation avec la charge d’un régiment de chasseurs français. Cette colline restera disputée jusqu’à la fin
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La division du général Treillard, positionnée en réserve.
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Poussée au centre de la division Claparède, Les prussiens ont déjà quitté le village de Bellwitz
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L’aile gauche française,  commandé par un général Reille en manque de consigne, avance timidement vers Sandberg
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L’aile droite française, en situation de force sur les collines de Garnsdorf
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Percée française au centre. Au fond, on voit les dernière ligne prussienne et Louis-Ferdinand.
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La ligne prussienne est coupée en deux. Quelques unités, défendant une zone limitée par les villages de Berwitz, Aue Arn Berg et Crosten résisteront encore avant de déposer les armes à l’annonce de la mort du prince Louis-Ferdinand.

Nicolas Lamberti

Nicolas Lamberti, journaliste et traducteur freelance, critique littéraire et réalisateur de télévision

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