Bataille de Blenheim (13 aout 1704), un scénario pour Volley and Bayonet

Ce scénario fait suite à l’article sur la bataille de Blenheim, parue dans L’Anspessade

La guerre de Succession d’Espagne marque sur la fin de la suprématie française sur les champs de bataille, et va plonger la couronne française dans la plus grande crise de doute depuis le début du 17ième siècle. Louis XIV, en fin de compte, parviendra à se sortir de ce piège, grâce aux miracles accomplis par le maréchal de Villars, mais la France en sortira affaiblie, avec les caisses de l’état désespérément vides,  et perdra une grande partie du contrôle de ses colonies, et surtout, ce conflit marquera l’augmentation de la puissance britannique, sur mer, mais aussi sur terre.

PERIODE UTILISEE
Tous l’infanterie est représentée par des socles de ‘’régiments’’. La moitié des régiments de ligne (donc, ni les dragons démontés, ni les grenadiers) Alliés ont des canons de bataillon, au joueur Allié de les répartir. Toute l’infanterie est armée de mousquets et toute l’artillerie est lisse.
Les Irlandais, les Gardes Hollandaises, les Guards Britanniques et les Grenadiers Impériaux sont des troupes de choc.
Tous les Dragons peuvent démonter en régiment de ligne pauvrement entraîné de Moral -1. Les dragons, sauf les Dragons Hollandais de la Garde, ne peuvent pas conduire de percée.
Toute l’infanterie a des grenadiers dans les rangs, sauf les dragons démontés.Lire la suite »Bataille de Blenheim (13 aout 1704), un scénario pour Volley and Bayonet

Soor 1745 – un scénario Volley & Bayonet

QUAND FRÉDÉRIC II ÉCHAPPE DE PEU AU DÉSASTRE

BACKGROUND

Après avoir pendant quelques temps poursuivi les Autrichiens suite à sa victoire en juin 1745 à Hohenfriedberg, Frédéric décide de faire demi-tour, pour éviter de voir ses lignes de ravitaillement trop distendues, mais aussi parce qu’il ne lui reste plus assez d’homme pour assurer les postes de garnison.

Trois mois plus tard, l’armée de retardement de Frédéric, environ 22 000 hommes, prend du repos dans son camp de Staudenz. Dés qu’il apprend l’arrêt du repli de cette partie de l’armée de Silésie, le prince Charles donne l’ordre de la poursuite, voyant en cela une splendide opportunité de surprendre et de détruire un important corps prussien. Le repli de l’armée prussienne se fait en plusieurs ‘’corps’’, ce dernier qui est chargé d’assurer l’arrière garde est sous le commandement direct de Frédéric II.

Pour surprendre l’ennemi, il est nécessaire que l’avance autrichienne soit rapide et discrète et, à un détail prêt, tout aurait pu très bien se passer pour Charles de Lorraine. En effet, le roi de Prusse a la chance des grands hommes. Sans se douter de la présence ennemie, il envoie un détachement occuper une hauteur nommée Graner-Koppe, au nord de la ville Burkersdorf, et ce dernier se heurte à une force importante composée de cavalerie, de grenadiers et de 16 canons. Cela n’est pas sans alerter Frédéric II qui envoie des reconnaissances aux alentours. Ces derniers confirment les craintes du roi, les Autrichiens sont tous prêts et sont en train de se positionner en ligne de bataille.

Fidèle à son habitude (et peut-être un peu vexé de s’être fait surprendre dans une oisiveté inhabituelle), et malgré une nette infériorité numérique, le roi de Prusse décide de prendre l’initiative et envoie, au son du canon, son aile droite à l’attaque du Graner-Koppe, pendant qu’il charge sa cavalerie de se positionner au nord de la colline. Alors que l’infanterie est en train de monter sur le plateau, le général prussien Bruddenbrock charge la cavalerie ennemie sur ce terrain escarpé, mais les cavaliers se heurtent alors à l’infanterie Autrichienne et ils sont repoussés par une forte mousqueterie. Puis, lorsque les troupes d’infanterie prussiennes, composée de régiments d’élite, arrivent sur le Graner-Kroppe, elles sont décimées par un violent feu de mousquet et d’artillerie à mitraille, mais la seconde ligne tient bon et parvient à arracher le sommet, mettant les batteries ennemies hors de combat.

Pendant ce temps, au sud, un engagement se déroule entre les Autrichiens et l’aile gauche prussienne qui essaye de s’emparer de Burkersdorf. Lorsqu’il perd le contrôle des batteries d’artillerie installées à l’est de la ville, prise par les troupes du Prince Ferdinand, le centre autrichien s’écroule complètement, entraînant la déroute totale d’un grand nombre d’unités.

Charles de Lorraine, qu’on imagine fortement dépité, s’avoue vaincu et ordonne alors la retraite.Lire la suite »Soor 1745 – un scénario Volley & Bayonet

North Anna River, 25 mai 1865

« Nous devons frapper un grand coup! »

Un scénario de Greg Novak (extrait magazine La Gloire), traduit par Nicolas Lamberti (un grand merci à Keith McNelly)

Fin mai 1865, l’armée Confédérée de Virginie du Nord et l’armée Fédérale du Potomac se retrouvent face à face sur les rives de la North Anna River. Elles ont démarré leur combat dans les Wilderness le 5 mai, et vingt jours plus tard, on les retrouve toujours en train de s’affronter. En même temps, l’armée du Potomac n’a jamais, depuis la campagne de la Péninsule en 1862, été aussi prêt de Richmond. Soudainement, l’opportunité pour chacune de ces armées de détruire l’autre et de sceller le cours de la guerre apparaît. Mais avant de décrire cette bataille, attardons-nous un peu sur les armées en présence.

L’armée du Potomac

L’armée du Potomac se trouve engagée en 1864 dans une campagne différente des autres. Elle est la première à entrer en action le 4 mai lorsqu’elle traverse la Rapidan River, et elle livrera deux batailles majeures de plusieurs jours, tout d’abord dans les Wilderness puis à Spotsylvania Court House. Après ces deux batailles, alors que la sagesse aurait voulu que l’armée se retire de l’autre coté de la Rapidan River pour se reposer et se réorganiser, c’est que contraire qui se passe. En effet, sous les ordres du Lieutenant général Ulysse S. Grant, l’armée du Potomac marche vers Richmond.Lire la suite »North Anna River, 25 mai 1865

Narva 1700: un scénario Volley & Bayonet

L’HUMILIATION DE L’ARMEE RUSSE

BACKGROUND

Grâce à son roi Gustave Adolphe, la Suède devint au 17ième siècle une des plus grandes puissances européennes, et acquit des nombreuses possessions en dehors de ses terres. Ses voisins était pour la plupart des alliés forcés, plus impressionnés par la puissance de l’armée que liés par l’amitié ou la sympathie.

Au début du 18ième siècle, un personnage se lève contre l’omnipotence de la Suède et de son armée, et inquiète par les mots suivants le gouvernement suédois : ‘’Je suis parfaitement avisé que les Suédois nous battrons durant des années, mais nous apprendrons ce qu’il faut de ces défaites, alors nous parviendrons à les battre à notre tour’’. Et on peut comprendre l’attention toute particulière que porte le roi de Suède Charles XII à ces mots lorsque l’on sait que leur auteur n’est nul autre que le tsar de Russie, Pierre 1ier.

La Russie, avec la Pologne et le Danemark-Norvège, est un des voisins immédiats de la Suède, et depuis 1699, ces trois nations se sont unies dans une alliance. Et il leurs semble intolérable que les Suédois dictent leur loi sur les terres jadis contrôlées par leur couronne. Cette alliance représente pour la Suède une forte menace, même si elle n’a jamais été une nation aussi forte, avec ses vassalités en Finlande, en Estonie, en Livonie et en Poméranie.Lire la suite »Narva 1700: un scénario Volley & Bayonet

Saint-Privat 1870: l’aigle abattu

Frank Chadwick & Greg Novak

Au début de l’été 1870, quand Otto von Bismark manœuvre pour entraîner dans la guerre le gouvernement français de Napoléon III, il a en tête une idée très précise. En 1866, la Prusse a vaincu l’Autriche durant la Guerre des Sept Semaines et elle se pose désormais comme le plus puissant des états allemands. Cependant, pour transformer cette forte influence en un véritable empire germanique, l’ambitieux chancelier prussien a besoin de s’attacher des alliés fidèles. Et c’est dans cette intention, et dans le manque de clairvoyance de Napoléon III, que se trouve les origines de ce conflit.

La Guerre Franco-Prussienne marque la chute du Second Empire Français et la naissance du Second Reich Germanique. Si les premières batailles frontalières révèlent beaucoup de choses sur ces deux armées rivales, ce qui les différencie le plus est leurs capacités de réaction. Dés qu’une bataille est initiée, les divisions et les corps d’armée Prussiens non engagés réagissent rapidement et marchent au son du canon pour la rejoindre, alors que leurs équivalents français tergiversent en attente d’ordres précis, et se transforment en des spectateurs d’une bataille se déroulant à parfois moins de quelques kilomètres.Lire la suite »Saint-Privat 1870: l’aigle abattu

Pike & Musket, une variante de Volley & Bayonet pour la guerre civile anglaise

Un siècle et demi avant la France, les trois royaumes de Grande-Bretagne et d’Irlande vécurent aussi leur Révolution. En effet, durant la première moitié du XVIIème siècle, les îles britanniques étaient secouées par de violentes et spasmodiques crises politiques, qui, en 1642, aboutirent à un conflit ouverts, engendrant mort et destruction et ruinant en partie l’économie de l’île (qui sut rebondir par la suite). Découpée par les historiens en trois périodes, dites Guerres Civiles, cette révolution débuta par la mort sans héritiers de la reine Elizabeth 1ère et pris fin (du moins en Grande-Bretagne) avec une autre dramatique disparition, celle du roi Charles 1er, exécuté par les Parlementaires. Ce long conflit de dix ans, qui accoucha du régime politique qui régit actuellement le Royaume-Uni, est la conséquence d’une lutte pour le pouvoir de deux camps aux aspirations totalement opposées. D’un côté, les Royalistes conservateurs, proches d’un Charles 1er qui prône le Droit divin, la réunion de l’Angleterre et l’Ecosse sous le même gouvernement, et qui montre des sympathies envers les Catholiques (il est marié depuis 1625 avec une Bourbon, la princesse catholique Henriette-Marie de France). De l’autre, un parti de Parlementaires puritains et fanatiques, menés par le célèbre Oliver Cromwell, qui voit d’un très mauvais œil l’autoritarisme du roi et qui s’oppose totalement à la fusion des trône d’Angleterre et d’Ecosse, du moins dans les conditions fixées par le roi, qui réduiraient fortement les pouvoirs du Parlement Anglais. Enfin, il y a un troisième parti qui, au gré des conciliations, des traités, des promesses (souvent non tenues), des personnalités et des tendances idéologiques du moment, basculera d’un camp à l’autre tout au long du conflit: l’Ecosse. Une Ecosse instable, elle-même sujette à de nombreuses discordes et conflits ouverts, qui vit ses fils combattre dans les deux armées, et parfois même les uns contre les autres.Lire la suite »Pike & Musket, une variante de Volley & Bayonet pour la guerre civile anglaise